CV en anglais imprimé sur un bureau en bois, à côté d'un graphique et d'un ordinateur portable.
Art de vivre · Hobbies

Hobbies sur un CV en anglais

rubrique, formulation et pièges

Le mot CV ne désigne pas le même document au Royaume-Uni et aux États-Unis. Tout le reste en découle.

Réponse rapide

Sur un CV britannique, la rubrique Interests a une place reconnue et se lit volontiers. Sur un resume américain d’une page, elle est moins attendue et cède souvent le terrain à l’expérience. Dans les deux cas, on formule en groupes nominaux courts assortis d’une précision concrète, et jamais à la première personne.

  • Royaume-Uni : document appelé CV, environ deux pages, rubrique Interests bien reçue.
  • États-Unis : le document de candidature s’appelle resume, une page ; CV y désigne un document académique.
  • Formulation : Long-distance running — two half-marathons per year, pas I like running.
  • À retirer côté américain : photo, date de naissance, situation familiale, engagements politiques ou religieux.

CV ou resume

le faux ami qui change tout

Avant de choisir quels loisirs mentionner, il faut savoir quel document on rédige. Sur ce point, le même mot ne recouvre pas la même réalité des deux côtés de l’Atlantique.

Au Royaume-Uni, CV est le terme courant pour le document de candidature, celui qu’on envoie pour à peu près n’importe quel poste. Il s’étend couramment sur deux pages.

Aux États-Unis, CV désigne autre chose : un document académique détaillé, qui recense diplômes, publications, enseignements, communications et affiliations. Il est attendu dans la recherche, l’enseignement supérieur, les métiers scientifiques et médicaux, et sa longueur croît avec la carrière. Le document de candidature ordinaire s’appelle resume, et l’usage veut qu’il tienne sur une seule page dans la grande majorité des cas.

La conséquence est matérielle avant d’être culturelle. Sur un resume d’une page, chaque ligne se dispute la place avec l’expérience professionnelle. Sur un CV britannique de deux pages, une rubrique centres d’intérêt trouve naturellement à se loger. Ce n’est pas d’abord une affaire de préférence du recruteur, c’est une affaire de surface disponible.

Une réserve utile : certaines entreprises américaines emploient tout de même CV au sens courant, notamment dans les filiales de groupes européens. En cas de doute, le format demandé dans l’annonce tranche mieux que le vocabulaire employé.

Faut-il une rubrique loisirs selon le pays visé

L’usage britannique accorde une place réelle à cette rubrique. Elle est lue, souvent comme un indicateur d’engagement, de sociabilité ou de constance — en particulier pour les profils jeunes, dont l’expérience professionnelle ne remplit pas encore la page. Un CV britannique sans rubrique Interests n’a rien d’anormal, mais sa présence ne surprend personne et ne passe pas pour du remplissage.

L’usage américain lui accorde nettement moins de poids. Le format court concentre l’attention sur les résultats professionnels, quantifiés autant que possible, et la rubrique loisirs est fréquemment la première sacrifiée quand la page est pleine. Elle n’est pas proscrite : elle est moins attendue, et doit donc se justifier davantage.

Reste à décider pour son propre cas. Trois paramètres suffisent, et ils se combinent : le pays visé, la densité du parcours, la surface restante. Un profil junior candidatant au Royaume-Uni a tout intérêt à conserver la rubrique — elle compense un parcours court par des signaux de constance. Un profil expérimenté candidatant aux États-Unis la supprimera sans hésiter dès que la page déborde. Entre les deux, la question se tranche à la relecture : si la rubrique oblige à raccourcir une expérience professionnelle, elle passe en dernier.

Le secteur module ce raisonnement. Les environnements où la culture d’équipe et la vie collective comptent — conseil, enseignement, métiers créatifs, structures associatives — lisent cette rubrique avec plus d’attention que les environnements strictement techniques, où l’espace se consacre aux compétences et aux réalisations.

Comment nommer la rubrique en anglais

Plusieurs intitulés coexistent, et ils ne promettent pas la même chose. Le choix se fait selon le contenu réel de la rubrique et selon le marché visé.

Usage britannique

Interests

Le plus sobre et le plus courant. Il englobe aussi bien les loisirs pratiqués que les centres de curiosité, sans promettre une pratique régulière — ce qui laisse une marge de manœuvre appréciable.

Plus étroit

Hobbies

Renvoie à une pratique de loisir identifiée, et engage donc davantage. La forme combinée Hobbies and Interests couvre les deux registres et reste très employée.

Plus large

Activities and Interests

Convient quand la rubrique inclut du bénévolat, de la vie associative ou des responsabilités extra-professionnelles, que le mot hobbies réduirait indûment à des passe-temps.

Usage américain

Personal Interests

Se rencontre davantage outre-Atlantique. La précision personal marque une frontière assumée : ce qui suit relève de la sphère privée et n’engage pas le profil professionnel.

Dans tous les cas, la rubrique se place en fin de document, après la formation et l’expérience — jamais avant. C’est une rubrique de complément, et sa position le signale au lecteur avant même qu’il en lise le contenu.

Formuler ses centres d’intérêt en anglais

C’est à cette rubrique que les candidatures francophones se repèrent le plus vite, et c’est aussi ce qui se corrige le plus facilement.

Le principe tient en une phrase : l’anglais de CV privilégie le groupe nominal court, pas la phrase construite. On n’écrit pas I like running and I have done two half-marathons. On écrit Long-distance running — two half-marathons per year. Le tiret ou les deux-points introduisent la précision concrète, et la première personne disparaît.

Cette précision concrète sépare une rubrique utile d’une liste de mots. Reading ne dit rien de vous. Contemporary fiction — member of a monthly book club indique une régularité et un cadre collectif. Photography reste vague ; Film photography — darkroom printing signale un niveau d’implication technique et une compétence manuelle.

L’erreur fréquente, c’est de traduire le loisir sans traduire la preuve. Le tableau ci-dessous donne les transpositions les plus courantes, avec la précision qui les rend crédibles.

En françaisFormulation anglaisePrécision qui atteste la régularité
Course à piedLong-distance runningtwo half-marathons per year
RandonnéeHikingmulti-day treks, Alps and Pyrenees
LectureContemporary fictionmember of a monthly book club
BénévolatVolunteeringweekly food bank shifts since 2023
PhotographieFilm photographydarkroom printing
EscaladeBoulderingindoor club, twice a week
BricolageDIY and woodworkingfurniture restoration
Chant en choraleChoral singingamateur choir, weekly rehearsals

Deux ou trois entrées suffisent, et l’argument n’est pas seulement une question de place : chaque ligne devient une porte d’entrée possible en entretien. Trois portes que vous maîtrisez valent mieux que six dont deux vous mettront en difficulté. Une pratique enjolivée se démonte en deux questions.

Les calques du français à éviter

Quelques réflexes trahissent immédiatement une traduction, et ils se concentrent sur un petit nombre de tournures.

I practice tennis calque « je pratique le tennis ». En anglais, le verbe practice désigne l’entraînement répété, pas le fait d’avoir une activité. On écrit simplement Tennis, ou Tennis — club level.

I am passionate about apparaît très souvent sous la plume francophone et sonne emphatique dans un document qui vise la sobriété. La précision concrète convainc mieux que la déclaration d’enthousiasme : weekly rehearsals en dit davantage que passionate about music.

Association ne se rend pas par association, qui signifie en anglais un lien ou une correspondance. Selon le contexte, il faut charity pour une structure caritative, non-profit pour une organisation à but non lucratif, ou club et society pour une structure de loisir.

Walking désigne la marche ordinaire, celle du trajet quotidien. La randonnée se dit hiking, et la marche sportive power walking. Employer walking pour une pratique de montagne affaiblit sérieusement la ligne.

Le détail qui fait basculer une rubrique : l’absence de première personne. Le document entier est rédigé en style télégraphique, sans I et sans article superflu. Une rubrique loisirs qui repasse en phrases complètes détonne visuellement, avant même d’être lue.

Ce qu’il vaut mieux retirer pour une candidature américaine

Un resume américain se présente dépouillé de tout marqueur personnel : pas de photographie, pas de date de naissance, pas de situation familiale, pas de nationalité, pas de mention relative à la santé.

Cette convention s’explique par un environnement où la législation anti-discrimination encadre étroitement ce qu’un employeur peut prendre en compte. Beaucoup d’organisations préfèrent ne pas disposer du tout de ces informations : ne pas les détenir protège de tout soupçon d’en avoir tenu compte. Certaines écartent d’ailleurs les dossiers qui en comportent, non par sévérité envers le candidat, mais pour préserver l’égalité de traitement entre les candidatures reçues.

Ce raisonnement déborde sur la rubrique loisirs. Les engagements politiques et les activités religieuses en sont écartés — non parce qu’ils seraient dévalorisants, mais parce qu’ils réintroduisent précisément le type d’information que la convention tient hors du dossier. Le bénévolat, lui, reste bienvenu, à condition d’être présenté par l’activité exercée plutôt que par l’organisation qui le porte lorsque celle-ci est confessionnelle ou militante.

Le CV britannique se montre plus souple sur la forme. La photographie y reste néanmoins déconseillée, pour des motifs voisins : les employeurs britanniques sont eux aussi tenus à des obligations de non-discrimination à l’embauche, et un dossier neutre limite les contestations.

Déconseillé n’est pas interdit

Aucune règle n’interdit formellement à un candidat de joindre une photographie à un resume américain. Il s’agit d’une convention professionnelle très établie, pas d’une prohibition. La distinction compte : elle explique pourquoi les modèles de CV trouvés en ligne varient, et pourquoi l’annonce ou le formulaire de candidature reste la référence à suivre en priorité.

À retenir avant d’envoyer sa candidature

La rubrique se règle en cinq décisions, dont l’ordre importe autant que le contenu.

  1. Identifier le document attendu

    CV britannique, resume américain ou CV académique. Le format demandé dans l’annonce prime sur le vocabulaire employé.

  2. Décider si la rubrique se justifie

    Pays visé, densité du parcours, surface restante. Si la rubrique oblige à raccourcir une expérience professionnelle, elle passe en dernier.

  3. Choisir l’intitulé

    Interests par défaut côté britannique, Personal Interests côté américain, Activities and Interests si la rubrique inclut du bénévolat.

  4. Formuler en groupes nominaux

    Un loisir, un tiret, une précision qui atteste la régularité ou le niveau. Deux ou trois entrées, toutes défendables en entretien.

  5. Retirer ce qui n’a pas sa place

    Marqueurs personnels et engagements politiques ou religieux, en particulier sur une candidature américaine.

Quelle différence entre un CV et un resume ?

Au Royaume-Uni, CV désigne le document de candidature courant, sur deux pages environ. Aux États-Unis, CV désigne un document académique détaillé — publications, enseignements, communications — attendu dans la recherche et les métiers scientifiques ou médicaux. Le document de candidature ordinaire s’y appelle resume et tient généralement sur une page.

Comment s’appelle la rubrique loisirs en anglais ?

Interests est le plus sobre et le plus courant côté britannique. Hobbies est plus étroit et renvoie à une pratique identifiée. Activities and Interests convient quand la rubrique inclut du bénévolat ou de la vie associative. Personal Interests se rencontre davantage dans l’usage américain.

Comment formuler ses centres d’intérêt en anglais ?

En groupes nominaux courts, suivis d’une précision concrète, sans première personne. Plutôt que I like running, écrivez Long-distance running — two half-marathons per year. La précision atteste une régularité et donne matière à échanger en entretien, là où un mot isolé ne dit rien.

Faut-il mettre une photo sur un CV en anglais ?

C’est déconseillé dans les deux cas. Sur un resume américain, la convention écarte tout marqueur personnel : photo, date de naissance, situation familiale, nationalité. Sur un CV britannique, la photographie est également à éviter, les employeurs étant eux aussi soumis à des obligations de non-discrimination.

Peut-on mentionner du bénévolat sur un resume américain ?

Oui, le volunteering y est bien reçu. Mieux vaut le présenter par l’activité exercée que par l’organisation qui le porte, en particulier lorsque celle-ci est confessionnelle ou militante — ce type d’information est justement tenu hors du dossier par convention.

Reste la question que la langue ne tranche pas : quels loisirs servent réellement une candidature, et lesquels la desservent. Notre article consacré aux centres d’intérêt sur un CV entre dans ce sujet.