Portant de vêtements suspendus sur cintres, des pièces beiges aux vestes sombres, dans une pièce claire
Mode · Vêtements

Vêtements et accessoires en L

la liste et les définitions

Toutes les pièces qui commencent par la lettre L, triées entre vêtements, accessoires et matières, avec ce que chaque mot désigne vraiment.

Réponse rapide

Les vêtements en L sont le legging, la liquette, le loden, la layette, le lange, la liseuse, le léotard, la lévite, le lungi, le litham et la lederhose. Côté accessoires, on compte les lunettes, les lacets, la lavallière, la lanière, le loup, le lorgnon et le lariat. Restent les faux amis, qui font gonfler les listes sans rien apporter : laine, lin, lamé, latex et linon sont des matières, pas des vêtements.

  • Onze vêtements : du legging, connu de tous, au litham, que presque personne ne cite.
  • Sept accessoires : la catégorie se remplit dès qu’on descend au cou et à la tête.
  • Les matières ne comptent pas : la laine et le lin se portent, mais ce ne sont pas des pièces.
  • Lycra et Lurex sont des marques : les termes justes sont élasthanne et fil métallisé.

Les vêtements en L

la liste et ce que chaque mot désigne

Il s’agit ici des noms de pièces commençant par la lettre L, et non de la taille L. La confusion est fréquente sur cette requête, elle se lève en une ligne.

Le legging est le mot réflexe : un pantalon moulant en maille extensible, sans braguette ni poches structurées. La layette désigne l’ensemble des vêtements du nourrisson, et non une pièce isolée — le mot vient du petit coffret dans lequel on rangeait ce trousseau. Le lange, lui, est bien une pièce unique : un grand carré de tissu absorbant qui servait à emmailloter le bébé, et qui reste en usage aujourd’hui comme carré de coton polyvalent.

Viennent ensuite les mots que tout le monde a lus quelque part sans jamais les vérifier. La liquette est une chemise longue et ample, portée par-dessus le pantalon plutôt que rentrée dedans ; le terme a d’abord désigné une chemise d’homme grossière avant de basculer dans le vestiaire féminin. Le loden est un manteau droit, souvent à col montant, taillé dans le lainage du même nom. La liseuse est une petite veste tricotée, courte, ouverte devant, conçue pour couvrir les épaules quand on lit assis dans son lit — d’où le nom. Le léotard est un justaucorps d’une seule pièce, moulant, qui doit son nom à l’acrobate français Jules Léotard.

Quatre entrées plus rares complètent la série pour qui veut aller au bout de la lettre.

Vêtement ancien

La lévite

Longue redingote ample, portée aux XVIIIe et XIXe siècles. Le mot survit surtout dans les descriptions de costume historique, ce qui en fait une entrée solide et rarement contestée.

Asie du Sud

Le lungi

Pièce d’étoffe nouée autour de la taille, portée quotidiennement dans plusieurs régions d’Asie du Sud et du Sud-Est. C’est un vêtement à part entière, pas un drapé de circonstance.

Voile de visage

Le litham

Voile qui couvre le bas du visage, associé notamment aux populations touarègues, où il est traditionnellement porté par les hommes. Une entrée précise, à citer sans généraliser.

Costume bavarois

La lederhose

Culotte de cuir du costume traditionnel de Bavière et du Tyrol, à bretelles et pont boutonné. Le mot circule en français tel quel, sans traduction établie.

Les accessoires en L, du plus évident au plus oublié

Tant qu’on s’arrête aux lunettes et aux lacets, la catégorie paraît maigre. Elle se remplit dès qu’on descend jusqu’au cou et à la tête.

La lavallière est une cravate souple et large, nouée en un gros nœud lâche aux pans retombants ; son nom renvoie à Louise de La Vallière, dont les portraits ont popularisé ce type de nœud. Le loup est un demi-masque qui couvre les yeux, celui des bals costumés et du carnaval de Venise. Le lorgnon est une paire de verres correcteurs sans branches, tenue à la main ou pincée sur le nez. La lanière désigne toute bande de cuir ou de tissu qui sert à attacher ou à porter : bride de sandale, sangle de sac, bretelle fine. Le lariat, enfin, est un collier long non fermé dont les deux extrémités pendent ou se nouent — il entre dans la catégorie au même titre qu’un collier ou un bracelet, la bijouterie faisant partie des accessoires.

L’erreur fréquente, c’est de trier ces mots par prestige plutôt que par fonction. Un lacet vaut une lavallière : il se pose sur le vêtement, il n’est pas le vêtement.

Laine, lin, Lycra

des matières, pas des vêtements

Une grande partie des listes disponibles en ligne se gonflent d’un coup en glissant les matières parmi les vêtements. Voici ce que recouvrent réellement ces mots.

Mot en LCe que c’estStatut
LaineFibre animale filée puis tissée ou tricotéeMatière
LinFibre végétale tirée de la tige de la planteMatière
LaméTissu tramé de fils métalliquesMatière
LinonToile de lin ou de coton très fineMatière
LatexMatière élastique moulante, d’origine naturelle ou synthétiqueMatière
LodenLainage foulé d’origine tyrolienne, et manteau taillé dedansMatière et vêtement
LiséréBande étroite qui borde un ouvrageTerme de couture
LisièreBord tissé d’une pièce d’étoffeTerme de couture

Le loden est le seul mot de la lettre légitimement à cheval sur deux colonnes : d’abord un lainage épais et déperlant, ensuite le manteau que l’on y taille. Partout ailleurs, la frontière tient.

Deux marques déguisées en mots courants

Lycra et Lurex s’écrivent avec une majuscule : ce sont des marques déposées passées dans l’usage. Le terme générique correspondant est l’élasthanne pour la première, le fil métallisé pour la seconde. Dire « un legging en lycra » ne choque personne à l’oral ; dans un texte soigné, élasthanne reste le mot juste.

Le vocabulaire de la lingerie en L

La lingerie est le mot en L le plus cité, et le plus mal employé. Il désigne une famille entière — les pièces portées à même la peau — et non un vêtement identifiable. Sa racine le rappelle : le terme couvrait à l’origine le linge de maison en toile de lin.

Le vestiaire qu’il recouvre apporte peu d’entrées propres en L, et il vaut mieux le dire que de meubler. Les pièces elles-mêmes portent des noms qui commencent ailleurs dans l’alphabet : soutien-gorge, culotte, bustier, caraco, fond de robe. Ne restent en L que des éléments de construction déjà croisés plus haut — la lanière, pour les bretelles fines, et le liséré, pour les bordures de bonnets et de ceintures. Une seule entrée solide, donc, mais une entrée que personne ne conteste.

Pièces voisines à ne pas confondre

On achète une chemise longue, on la porte sortie, et on l’appelle liquette. C’est l’erreur la plus répandue de la liste. La liquette n’est pas une chemise portée autrement : c’est une coupe distincte, taillée pour tomber droit sans marquer la taille, et qui descend nettement plus bas — souvent jusqu’à mi-cuisse. Le col et le boutonnage sont communs aux deux ; la longueur et l’aplomb ne le sont pas.

Le legging et le jegging se départagent sur l’imitation. Le jegging reprend les codes visuels du jean — surpiqûres, fausses poches, parfois faux bouton — sur une base en maille extensible. Le tregging pousse le curseur plus loin vers le pantalon de ville, avec une toile plus rigide et de vraies finitions. Sur ces trois pièces, le critère fiable est la tenue du tissu, pas l’étiquette.

Le loden et le duffle-coat sont deux manteaux de laine épaisse que l’on confond de loin : le duffle-coat se ferme par des brandebourgs et des bûchettes, avec une capuche, quand le loden garde des boutons classiques, un col droit et une fente d’aisance dans le dos. Quant au léotard et au body, ils partagent la même silhouette moulante d’une pièce, mais le body se ferme à l’entrejambe par une pression et se porte comme un haut ; le léotard reste une tenue de pratique, danse ou gymnastique, sans fermeture basse.

Petit Bac

quels mots passent, lesquels se contestent

Un seul critère tranche la plupart des litiges : le mot désigne-t-il une pièce que l’on porte sur le corps ? Le classement établi plus haut y répond pour l’essentiel — vêtement, accessoire, matière — et les matières comme les termes de couture tombent d’eux-mêmes.

Trois cas résistent au critère, et ce sont les seuls qui méritent une discussion. La lingerie est une famille et non une pièce, mais son usage courant la rend recevable dans la plupart des groupes ; la refuser est défendable, la refuser sans l’avoir annoncé au départ ne l’est pas. La layette pose exactement le même problème, un ensemble plutôt qu’une pièce, et bénéficie du même traitement de faveur. Les marques — Lacoste, Levi’s, Longchamp — sont hors jeu dans une case « vêtement » : elles relèvent d’une case « marque » quand la grille en prévoit une.

Reste que ces règles ne sont écrites nulle part. Elles se fixent au début de la partie, entre joueurs, et varient d’un groupe à l’autre. Le seul vrai tort serait d’invoquer une autorité officielle pour faire passer une liquette contestée : le mot est juste, l’argument ne l’est pas.

Quels vêtements commencent par la lettre L ?

Le legging, la liquette, le loden, la layette, le lange, la liseuse et le léotard sont les entrées les plus solides. En allant plus loin, on ajoute la lévite (longue redingote ancienne), le lungi (pièce d’étoffe nouée d’Asie du Sud), le litham (voile de visage) et la lederhose (culotte de cuir bavaroise).

Est-ce que la laine compte comme un vêtement au Petit Bac ?

Non, la laine est une fibre textile, pas une pièce que l’on porte. Le même raisonnement écarte le lin, le lamé, le linon et le latex. Ces mots ont leur place dans une case « matière » si la partie en prévoit une, pas dans une case « vêtement ».

Qu’est-ce qu’une liquette exactement ?

Une chemise longue et ample, taillée pour tomber droit sans marquer la taille et se porter par-dessus le pantalon. Elle descend nettement plus bas qu’une chemise classique, souvent jusqu’à mi-cuisse. Une chemise longue portée sortie ne devient pas une liquette pour autant : c’est la coupe qui fait la pièce.

Quelle différence entre un legging et un jegging ?

Le legging est un pantalon moulant en maille, sans détail de jean. Le jegging reprend les codes visuels du denim — surpiqûres, fausses poches, parfois faux bouton — sur une base extensible. Le tregging va un cran plus loin vers le pantalon de ville, avec une toile plus rigide et de vraies finitions.

Le loden est-il un tissu ou un manteau ?

Les deux, et c’est le seul mot de la lettre dans ce cas. Le loden désigne d’abord un lainage foulé d’origine tyrolienne, épais et déperlant, puis par extension le manteau droit à col montant que l’on taille dedans.

Peut-on écrire « lycra » sans majuscule ?

Dans l’usage oral, personne ne s’en formalise. Dans un texte soigné, Lycra reste une marque déposée, comme Lurex. Le terme générique est l’élasthanne pour la première, le fil métallisé pour la seconde.

Une lettre comme L en dit long sur la façon dont on nomme les vêtements : quelques mots pour les pièces, beaucoup pour les matières et les finitions. C’est souvent là que se cache le vocabulaire le plus utile.